Les Pariétales

 

Quand la matière, la lumière nées de l'univers,

quand l'univers né de la création originelle,

QUAND LES QUESTIONS NAISSENT DÈS CET INSTANT,

quand la mémoire au fil du temps lovée dans l'inconscient de l'humanité pose la question de l'Homme...

 

Quand dans les couches les plus profondes de la Terre

et quand aux confins les plus éloignés de l'espace universel,

les mystères d'une Origine posent la question de la vie...

Traces, mémoire que chaque humain porte en son sein, intemporelles.

 

Et quand toujours les mêmes questions posées « Qui sommes-nous, d'Où venons-nous, Où allons-nous ? » nous et l'univers tout entier, infini, ne trouveront de réponse que dans l'imaginaire et la création, poussant l'humanité à la recherche de sa propre existence, sans fin...

 

Grand ensemble en mouvement perpétuel, organisation éphémère, fragile, équilibre extraordinaire capable de générer la conception.

Magie de la transformation.

 

De la naissance de l'Univers aux traces laissées par les disciples qu'il a engendrés, aux civilisations successives qui ont foulé la poussière de Terre, à la Mère qui perpétue dans le grand cycle l'acte de naissance,

la question est toujours intacte.

 

De la lumière naît la vie.

A la manière qu'elle a de venir effleurer une surface, une matière, le chant est différent.

Les grands contrastes à forte opposition lumière/ombre serait comme les temps forts d'un Requiem, un cri, une exaltation intérieure, jubilation de l'émoi, renaissance, d'un équilibre atteignant les extrêmes, comme le Yin et le Yang, Pleine Lumière, Pleine Ombre,

les deux forces de l'Univers, comme le soleil éclairant en lumière frisante, juste au moment où il vient percuter en crête les reliefs,

faire prendre feu en éclats insoutenables les moindre aspérités, les moindre brindilles, et projetant immédiatement les contraires en plages immatérielles, sculptant les vérités, révélant lieux et formes, exaltant chaque chose à sa perfection en grand éblouissement intérieur.

 

De la pénombre va naître la caresse, le mystère, le non-dit, l'écoute où le moindre souffle pourrait brouiller l'image, l'infinie succession de tons dégradés à peine perceptibles, les nuances les plus subtiles que seule l'errance du regard s'attardant découvrira en infinité de secrets se révélant lentement.

 

L'âme se nourrit de lumière, en suit les variations en crescendo d'émotions successives, se perd ou renaît, murmure ou crie, pleure ou se pâme d'une lueur.

 

Lorsque Lumière ne sculpte plus rien,

lorsque Gris domine,

lorsque tout est plat en grande étendue monotone,

alors l'âme souffre dans un intérieur froid.

 

Dominique Pivin